Veni, creator spiritus pour voix moyenne et orgue (op. 103g, 2000)
Voix moyenne, orgue
Durée: 9 minutes
Martin Hummel | Wolfgang Hörlin
Titre : Veni Creator pour voix et orgue - Volume : 10 pages - Date : 12.9.2000 - Lieu de conservation :
Schott Music ISMN : 979-0-001-18728-2
Veni, Creator Spiritus,
mentes tuorum visita,
imple superna gratia,
quae tu creasti, pectora.
Qui diceris Paraclitus,
donum Dei altissimi,
fons vivus, ignis, caritas,
et spiritalis unctio.
Tu, septiformis munere,
dextrae Dei tu digitus,
Tu rite promissum Patris,
sermone ditans guttura.
Accende lumen sensibus,
infunde amorem cordibus,
infirma nostri corporis
virtute firmans perpeti.
Hostem repellas longius,
pacemque dones protinus :
ductore sic te praevio
vitemus omne noxium.
Per te sciamus, da, Patrem
noscamus atque Filium,
te utriusque Spiritum
credamus omni tempore.
Amen.
Attribué à Hrabanus Maurus (vers 780 - 856)
Viens, Esprit créateur,
Visite les pensées des tiens,
Remplis de ta grâce suprême
Les cœurs de ceux que tu as créés.
Toi qui es appelé Consolateur et Protecteur,
Est le plus grand don de Dieu,
Force de vie, feu, miséricorde,
Onguent pour l'âme.
Tu es le septuple don,
Le doigt droit du Père,
L'accomplissement de la promesse paternelle,
La langue qui prêche.
Allume une lumière dans les sens,
Remplis le cœur d'amour,
Fortifie nos corps faibles
De la force de la patience.
Protège de l'ennemi,
Donne la paix à nous-mêmes,
Dirige en prévoyant,
Préserve de tout mal.
Tu nous guides vers la connaissance.
Donne-nous de connaître le Père et le Fils,
et toi aussi, Esprit,
afin que nous croyions à jamais.
Amen.
Attribué à Hrabanus Maurus (vers 780 - 856)
Les rapides passages en doubles croches de l'orgue, qui reviennent tout au long de la pièce, symbolisent le souffle du Saint-Esprit. Entre ces passages, le texte est décliné en sept strophes, chacune suivant le sens du texte. - Deux strophes reprennent la mélodie datant de l'an 1000 dans un habillage harmonique contemporain. De ce contexte naît un champ de tension entre l'ancien et le nouveau, qui se résout finalement dans l'Amen du soliste vocal.
Bertold Hummel