5 aspects pour 3 percussionnistes (op. 88d, 1988)
I. Prologue, II. Toccata, III. Notturno, IV. Mixtur, V. Epilogue
Percussions (Voir tablature)
Durée: 11 minutes
tri-percussions-ensemble : Günter Kamp | Thomas Keemss | Günther Peppel
Ney Rosauro | Troy Breaux | Scott Deal
Titre : 5 aspects pour 3 percussionnistes - Volume : 13 pages - Datation : I. - / II. 27.III.88 / III. - / IV. 12.IV.88 / V. - Lieu de conservation : Bayerische Staatsbibliothek München
N. Simrock Hamburg-London (Boosey & Hawkes) EE 2875 / ISMN M-2211-0825-8
Liste de littérature du Conseil allemand de la musique pour le concours "Jugend musiziert" :
Degré de difficulté 4/difficile (niveau moyen II)
Instrument unique Musique de chambre pour plus de deux instruments Percussion Répertoire des œuvres d'Opus Œuvre instrumentale
Les Cinq aspects pour percussionnistes op. 88d ont été composés en vue d'un concours international pour cette formation au Luxembourg (1991).
Dans le premier mouvement , les instruments à malléole et les diophones métalliques déterminent l'image sonore. Les surfaces sonores sont sans cesse remplacées par des structures ajourées. La comparaison avec des couleurs contrastées s'impose.
Le 2e mouvement est réservé aux seuls instruments à peaux, de brefs signaux, parfois décalés en canon, dominent ce mouvement extrêmement bref.
Dans le 3e mouvement - un "quasi notturno" - les instruments à peaux sont exclus, comme dans le 1er mouvement.
Le 4e mouvement réunit les instruments de malléole que sont le xylophone, le vibraphone et le marimba dans des mixtures. Les intervalles mélodiques de tierce mineure et de triton sont caractéristiques de cet "aspect" à nouveau très court.
Le cinquième mouvement, un peu plus large, présente des épisodes de type choral à côté de passages récitatifs. L'œuvre se conclut de manière étonnamment turbulente par une stretta des instruments à peau et à métal.
Bertold Hummel
Les 5 aspects guident les 3 percussionnistes à travers des mouvements très différents et variés.
Dans le prologue (I), le matériel est d'abord présenté (compris musicalement et instrumentalement). Outre les instruments de percussion habituels comme les tambours, les cymbales et les gongs, tous les joueurs ont chacun un jeu de baguettes à manipuler : Xylophone, vibraphone et marimba sont utilisés côte à côte et de manière raffinée, en décalant progressivement la hauteur et la succession des sons. Il en résulte un effet d'espace qui est encore renforcé de manière attrayante par les différents timbres des instruments.
La toccata (II) est réservée aux tambours. Des suites rapides de doubles croches se succèdent, en canon et en interventions libres, pour aboutir ensemble à un ritardando composé, tenu à l'unisson.
Le notturno (III) utilise, en plus des instruments à plaque, trois cymbales différentes qui enveloppent en douceur le caractère direct et vitreux du xylophone, du vibraphone et du marimba.
La mixture (IV) réunit le xylophone, le vibraphone et le marimba en un seul instrument. A l'instar d'un registre de mixture d'orgue (composé d'un cluster de 3 notes entières, par exemple do - ré - mi, dont la note supérieure, mi, apparaît à l'octave inférieure), les 3 voix se déplacent exclusivement en parallèle. Seules des croches, mais un tempo rapide et de grandes différences dynamiques créent un effet étonnant.
Dans l'épilogue (V), on retrouve tous les instruments présentés au début. Le vibraphone s'émancipe en tant qu'instrument solo et peut créer 4 parties libres en forme de cadence. Les trois tambours introduisent la fin. La fin se fait sans bruit (sans baguettes), mais pas sans son, dans un coup de fff des 3 cymbales.
Une pièce certainement très efficace dans le domaine de difficulté moyen.