Ouverture symphonique pour grand orchestre d'harmonie (op. 81d, 1977)
1 piccolo, 2 flûtes, 2 hautbois, 2 bassons, 1 clarinette en mi bémol, 3 clarinettes en si bémol, 1 clarinette basse en si bémol, 2 saxophones alto en mi bémol, 1 saxophone ténor en si bémol, 1 saxophone baryton en si bémol, 3 trompettes (cornets) en si bémol, 4 cors en fa, 3 trombones, 1 cor ténor (baryton) en si bémol, 2 tubas, 1 contrebasse, percussions : timbales, vibraphone, xylophone, petit tambour, bongos, grand tambour, bloc de bois, bloc de temple, cliquet, tambour à coquille, triangle, 4 cymbales suspendues, paire de cymbales, gong, tamtam, cloches ad libitum
Durée: 8 minutes
Orchestre d'harmonie des jeunes de Werneck | Peter Blum
W.l.B.C. Directors‘ Band | Bertold Hummel
Schott Music SHS 1001 / ISMN : 979-0-001-10066-3
Ce fut l'occasion de montrer de manière impressionnante la diversité de l'instrument "orchestre d'harmonie", auquel s'ajoutera à l'avenir un large éventail d'instruments issus du domaine des percussions : L'ancienne association instruments à vent/percussions sous une forme totalement nouvelle, mais très attrayante. Il est étonnant de voir comment l'orchestre d'instruments à vent des jeunes de Werneck, sous la direction de Peter Blum, a traité cette œuvre difficile à interpréter qui, en dehors de l'harmonie traditionnelle, ouvre au musicien amateur un tout nouveau terrain grâce à des positions d'intervalles libres, un travail de musique de chambre et des nuances sonores très fines, un nouveau domaine qui vaut la peine d'être abordé et surtout écouté, même par l'amateur de musique à vent.
Orchestre Répertoire des œuvres d'Opus Œuvre instrumentale Œuvre pour orchestre d'harmonie Œuvre symphonique
Bertold Hummel a été chargé par une association américaine de chefs d'orchestre de l'Oregon d'écrire une pièce en plusieurs mouvements. L'"Ouverture symphonique" en fait partie. L'ouverture s'ouvre sur un thème de septième non accompagné. Ce thème domine toute la pièce. Il apparaît 52 fois, transposé, aiguisé par des sons de mixture, élargi ou raccourci rythmiquement, réfléchi, formé en écrevisse, intensifié sonorement par une instrumentation raffinée, condensé en cluster, et finalement élevé à l'apothéose par la superposition de quatre figures différentes du thème. Bertold Hummel associe la technique de composition polyphonique traditionnelle au travail thématique tel qu'il a été développé dans la période classique viennoise. Il trouve ainsi son propre langage musical. Plusieurs exécutions par différents orchestres lors de la Fête fédérale de la musique prouvent que l'ouverture convient aux musiciens amateurs. Elle exige en effet moins de virtuosité technique de la part des vents qu'une oreille attentive et une réaction sensible aux changements de tempo glissants.
Hans-Walter Berg (dans le texte d'accompagnement du LP "Treffpunkt Trier - 1. Deutsches Bundesmusikfest 1989")
Le 15 novembre 1986, le Conseil bavarois de la musique et la Radio bavaroise ont organisé à Friedberg une soirée de concert avec de nouvelles compositions pour orchestre symphonique d'instruments à vent, afin d'enrichir la littérature contemporaine destinée à cette formation musicale en plein essor en Allemagne également. Le Jugendblasorchester Werneck jouera la prétendue première du premier mouvement de la symphonie Oregonsinfonie, désignée par Hummel comme Ouverture symphonique op. 81d. Ce mouvement sera interprété par Hummel lui-même un an plus tard lors d'un autre séjour américain à Seattle/Washington et sera édité la même année par Schott.
Ernst Oestreicher
L'Ouverture symphonique de Bertold Hummel est identique au premier mouvement de la Symphonie d'Oregon op. 67.
Œuvres pour orchestres d'harmonie (amateurs)
Au terme de ces considérations sur la musique symphonique de Bertold Hummel, il est nécessaire d'évoquer son œuvre destinée à la pratique musicale amateur. Dans ce domaine, il s'inscrit pleinement dans la tradition de ses maîtres Genzmer et Hindemith, qui eux aussi n'ont jamais perdu la proximité avec la pratique des musiciens non professionnels. Naturellement, la maxime suivante s'applique : plus le concept est simple, plus les éléments et les sons sont diatoniques et réduits. L'aspect de la couleur passe alors au second plan et la fracture compositionnelle est davantage déterminée par des structures linéaires dessinées, qui semblent nettement plus conventionnelles.
Parmi les œuvres symphoniques, les pièces pour orchestre d'harmonie font partie des compositions simples. La "Sinfonietta" op. 39, composée en 1970, et la "Musica Urbana" op. 81c, composée par Hummel en 1983 et lancée un an plus tard à Hüfingen, sa ville natale, sous sa direction et avec des musiciens locaux, ont été écrites pour des amateurs. Pour des exigences un peu plus élevées, Hummel créa en 1977 la "Symphonie de l'Oregon" op. 67, qui fut jouée pour la première fois le 7 avril 1978 à Ashland/Oregon (USA) en présence du compositeur. Neuf ans plus tard, à l'occasion de son deuxième voyage aux Etats-Unis, Hummel emporta dans ses bagages l '"Ouverture symphonique" op. 81d (le premier mouvement élargi de la "Symphonie de l'Oregon") et la présenta pour la première fois le 21 novembre 1987 à Seattle avec le W.I.B.C Directors Band.
Claus Kühnl (dans "Die sinfonischen Werke Bertold Hummel", Tutzing, 1998)