Sonate pour violon et piano (op. 6, 1952)
I. Burlesque, II. Récitatif et aria, III. Finale
Violon, piano
Durée: 15 minutes
Emil Maas | Helmut Barth
Titre : Sonate pour violon + piano en sol - Volume : 37 pages - Date : 10 février 1952 - Lieu de conservation : Bayerische Staatsbibliothek München
N. Simrock Hambourg-Londres (Boosey & Hawkes) ISMN M-2211-0895-1
Erreurs d'impression :
1er mouvement :
M. 37 : clav., accord 4ème noire : mi bémol pas mi.
M. 54 : la première note du piano doit être bémol.
M. 143 : clav., 4e croche non pas fa mais fa dièse.
2ème mouvement
M. 11 : clav. main droite 2ème noire, 3ème 32ème du triolet (résolue) h
M. 47 : clav. main droite : triolet de 64 noires.
3ème phrase
M. 1 : signe de croix également pour la "voix de ténor" au piano.
M. 26 : clav. main droite, 2ème croche b au lieu de h
M. 125 : clav. main droite, clé de sol après la 5ème croche.
Dans sa sonate de jeunesse pour violon et piano op. 6, aujourd'hui disponible en version imprimée après plus de vingt ans, Bertold Hummel se révèle être un musicien complet qui a enrichi le répertoire des violonistes d'une pièce exigeante et d'un grand impact. Deux mouvements d'angle concis, pétillants et empreints d'une critique ironique de la tradition, encadrent un mouvement lent rubato et profondément sensible : le cœur de cette œuvre de jeunesse marquée par un pathos virtuose. Les meilleures traditions de la musique de chambre récente y convergent vers une pièce valide, moins orientée vers la recherche d'effets et de techniques inédits que vers l'exploitation de toutes les valences instrumentales.
Klaus Hinrich Stahmer
La sonate en sol pour violon et piano de Hummel, également jouée à Berlin et dans d'autres villes, confirme à nouveau de manière impressionnante le talent exceptionnel de cet élève de Genzmer. Les inspirations des maîtres modernes y sont déjà traitées de manière très originale, un peu débridée et exubérante dans le burlesque introductif, avec parfois une élégance presque occidentale dans le final. Entre les deux, le mouvement central est constitué d'un récitatif étendu et puissamment tendu et d'une aria concise et classique. Le compositeur n'aurait pas pu trouver une réalisation plus valable de ses intentions qu'ici, grâce à l'interprétation dévouée des deux artistes (Francine Guignard/Wolfgang Fernow), dans laquelle on aurait aimé réentendre l'œuvre tout de suite.
La sonate pour violon et piano op. 6, composée pendant les études à Fribourg, est un chef-d'œuvre précoce. Le burlesque et la danse de la sonate sont aussi bien mis en valeur que son élan rythmique et sa mélodie. Le raffinement de la musique de chambre se dégage des notes. Les touches alternent avec des coups d'archet puissants. Dans le"Récitatif et aria" du mouvement central, on perçoit des inspirations baroques, mais l'ensemble est classique, formellement fermé, et le piano y gagne en autonomie. Avec cette sonate, Hummel présente une pièce de concert qui n'ignore pas le caractère des deux instruments.
La sonate en sol du jeune compositeur fribourgeois Bertold Hummel, avec ses mouvements d'angle puissants et surtout le mouvement central, dont l'arc mélodique s'élève à plusieurs reprises à partir d'un accord initial âpre, a révélé un grand talent.
Le concert se termine par une nouvelle œuvre de Bertold Hummel, déjà connu en tant que compositeur, une sonate pour violon et piano pleine d'audace et d'impétuosité, dans laquelle le mouvement central, plein de réflexion, est particulièrement captivant. C'est un jeune compositeur qui parle sans complexe son propre langage, un musicien qui a manifestement du mal à se maîtriser et qui ne se facilite pas la tâche, ni à nous, ni à lui-même, un compositeur qui sait mettre son savoir-faire technique au service d'une véritable idée d'œuvre et dont il faudra suivre l'œuvre avec une attention particulière. Emil Maas (violon) et Helmut Barth (piano) ont fait preuve d'un dévouement fanatique pour cette œuvre.
Bartók semble avoir été un peu inspiré, et pourtant tout sonne de manière totalement indépendante. Des structures libres de récitatifs, de cadences et d'arbabesques forment le contrepoint de passages rythmiques bien établis, formellement absorbés par une solution très originale : au lieu d'un mouvement de sonate, Hummel ouvre cette sonate par un burlesque! Il est suivi d'un mouvement central oscillant à plusieurs reprises entre le récitatif et l'aria, suivi d'un final dont la partie centrale se transforme en valse - quelle exubérance ! Et pourtant, l'œuvre est traversée par l'engagement motivique et thématique qui trahit une école de rigueur.
Klaus Hinrich Stahmer (in : Die Kammermusik als persönliches Bekenntnis, Tutzing 1998)