Missa Cantabo Domino (op. 16, 1958)
I. Kyrie, II. Gloria, III. Credo, IV. Sanctus, V. Agnus Dei
chœur mixte a cappella
Durée: 14 minutes
Geistlicher Chor der Pädagogischen Akademie I Fribourg | Alfons Hug
Schott Music C 53087 / ISMN : M-001-15431-4
Première édition : Musikverlag Alfred Coppenrath, Altötting 1958
Cette messe, présentée aujourd'hui chez Schott, a été composée en 1958 déjà. L'intégralité de l'Oridnarium Missae est mise en musique de manière relativement succincte. Le compositeur a accordé une grande attention à la clarté du texte. Ceux qui connaissent les compositions de Bertold Hummel voient ici aussi la volonté de varier les structures, mais celles-ci sont assemblées en une unité grâce à la sonorité typique, marquée par des accouplements de voix et des sons de frottement. Le Gloria en particulier convainc par cette forme originale. La phrase de la préface "Cette pièce devrait pouvoir être interprétée sans trop de peine par un chœur d'amateurs". est correcte, c'est comme toujours le chœur qui l'exécute concrètement qui en décide, sans oublier l'approche de la direction du chœur. La pièce n'est pas tout à fait facile, mais le travail sur l'intonation et la déclamation générée par l'accent des mots en vaut la peine.
Robert Göstl
Ce fut une messe réjouissante, qui s'insérait de manière très harmonieuse dans la liturgie de la célébration eucharistique. L'invocation de Dieu dans le Kyrie' exprimait déjà de manière impressionnante le joyeux remerciement à Dieu, qui s'intensifie ensuite dans le Gloria' en une louange puissante. Le 'Credo' se contente de trois modèles d'accords, la tradition du grégorien s'unit déjà à des modèles sonores plus récents - on se souvient de la 'Messe' de Stravinsky, qui a déjà été entendue plusieurs fois à Saint-Jean. Un chœur céleste puissant dans le Sanctus' et un Agnus' très intime et émouvant complètent l'expérience musicale de la "Missa".
Horst Fischer
Une exception sympathique est la Missa "Cantabo Domino" de Bertold Hummel. Ici, les exigences de l'Eglise en matière de clarté du texte se marient avec bonheur à une sonorité contemporaine et à la facilité d'exécution. Les fréquents redoublements de voix et les répétitions de versets garantissent en outre, avec les lignes accrocheuses (qui se maintiennent toujours dans les meilleures tessitures), un travail de répétition à court terme. Les connaisseurs trouveront (dans le Credo) des réminiscences de la Messe de Stravinsky. La partition, d'une conception exemplaire et d'une grande lisibilité, est également parfaitement recommandée pour les petits chœurs.
H.L. Schilling
Lors de sa visite dominicale à Weil, le "chœur spirituel" de l'Académie pédagogique de Fribourg a chanté la nouvelle composition de messe"Cantabo Domino" du jeune compositeur fribourgeois Bertold Hummel lors de la grand-messe de la curie Pax-Christi. Cette œuvre, écrite pour chœur mixte à quatre voix, s'est parfaitement intégrée dans l'organisation liturgique de la messe et forme avec les chants grégoriens de la Schola une unité stylistique délibérément harmonisée. L'œuvre de Hummel est concise dans sa formulation mélodique et s'en tient strictement à une intelligibilité de premier plan du texte ; elle tient toujours compte du fait que la proclamation de la Parole doit être le point de départ et le centre auquel il faut toujours aspirer de la musique destinée au service liturgique. La composante harmonique passe quelque peu au second plan par rapport à d'autres fonctions. Dans le Credo, où les quatre parties du chœur sont rythmées de la même manière dans une longue chaîne d'accords, elle prend plus d'importance.
Messe Messe Musique liturgique Musique vocale liturgique Répertoire des œuvres d'Opus Spirituel Œuvre vocale
La Missa Cantabo Domino op. 16 pour chœur mixte à quatre voix a cappella a été composée en 1958 pour une célébration liturgique d'une communauté d'étudiants catholiques à Fribourg-en-Brisgau. La composition devait pouvoir être exécutée sans trop de peine par un chœur d'amateurs. Elle est donc d'une brièveté et d'une concision exemplaires et renonce, à quelques exceptions près, à des répétitions de texte.
Le Kyrie est divisé en trois parties ; à la fin du mouvement, le matériel sonore du "Christe" résonne encore une fois comme une coda.
Dans le Gloria, la basse avec une mélodie de type choral et le chœur entier avec des blocs homophoniques récitatifs s'opposent.
Le long texte du Credo est intégré à la manière d'une psalmodie dans trois modèles d'accords modaux. On obtient ainsi un haut degré d'objectivité, encore renforcé par la présentation en chœur alterné des différentes confessions de foi.
Dans le Sanctus, les sections homophones et canoniques s'opposent.
Enfin, la triple demande de l'Agnus Dei commence à chaque fois un ton plus haut, et le "Dona nobis pacem" est répété trois fois en guise de chant final.
Lors de l'exécution (en particulier pour le Gloria et le Credo), il convient d'accorder une grande importance à la fluidité du rythme et à l'accentuation naturelle des mots, tout en conservant les valeurs des notes, comme dans le grégorien. La dynamique se subordonne en grande partie à la déclamation du texte.
Bertold Hummel