Quintette pour hautbois, clarinette en si bémol, cor en fa, basson et piano (op. 106, 2001)
I. Réminiscences, II. Récitatif avec choral, III. Capriccio
hautbois, clarinette en si bémol, cor en fa, basson, piano
Durée: 17 minutes
Ralf Ebner | Venelin Piperov | Till Heine | Johannes Schuster | Andreas Skouras
Titre : Quintette pour piano, hautbois, clarinette en si bémol, cor en fa et basson - Volume : 28 pages - Datation : I. 25.3.01 II. - III. 3.5.01 - Lieu de conservation : Bayerische Staatsbibliothek, München
Vogt & Fritz (Partitur und Stimmen) VF 1369 / ISMN : 9790202602560
Le quintette op.106, écrit sur commande pour le festival BIuval 2001 et créé le 19.9.2001 à Straubing, pose de toutes autres exigences. Il est écrit dans l'instrumentation classique de l'op. 16 de Beethoven et du KV 452 de Mozart, et s'y réfère directement en modifiant Mozart dans le deuxième mouvement "Récitatif avec choral" et en le citant directement à la fin.
Le quintette, d'une durée d'environ 18 minutes, est écrit pour un ensemble professionnel et pose des exigences en conséquence. Celles-ci ne sont pas seulement d'ordre technique, le morceau est alors bien jouable, il exige de bonnes capacités de jeu collectif et une pratique musicale commune. Car c'est là le danger de la pièce : à cause des nombreux changements de tempo, des insertions, des citations et des parties de récitatif, on perd la grande cohérence et la pièce semble être trop composée de parties individuelles. Les interprètes doivent s'y opposer avec force, car la pièce est tout à fait appropriée pour compléter judicieusement un concert avec Mozart ou Beethoven (voir ci-dessus).
Eberhard Holbein
Face à l'énorme défi - le célèbre quintette K 452 de Mozart a servi de modèle et d'inspiration à la composition -, on a fait la connaissance d'un Hummel tout à fait différent, un Hummel qui réunit comme dans un miroir grossissant l'énorme palette de musicalité qui le caractérise et la diversité de ses méthodes de création. Un riche segment de l'ensemble de son œuvre montre à quel point il sait écrire spécialement pour les vents, il suffit de penser à ses quatuors pour saxophone. L'op. 106 de Hummel, qui contient de brèves citations de Mozart, n'est pas avare de qualités que l'on retrouve dans d'autres de ses compositions : Une métamorphose du matériau riche en tension, liée à une rythmique marquée, surtout dans le premier mouvement, une juxtaposition d'états musicaux assez différents, allant du simple au très artificiel, et, d'une manière générale, une riche fantaisie sonore dans un équilibre harmonieux. On ne peut que souhaiter à cette œuvre de ne pas rester dans un tiroir.
Basson Clarinette (cor de basset, clarinette basse) Corne formation mixte Hautbois Instrument unique Musique de chambre pour plus de deux instruments Répertoire des œuvres d'Opus Œuvre instrumentale
Les réminiscences (1er mouvement) traitent d'intervalles qui jouent toujours un rôle privilégié dans mes œuvres : seconde mineure, tierce mineure, quarte, triton et septième. Deux niveaux de tempo - Adagio et Vivace - alternent douze fois au cours du mouvement, la part d'Adagio diminuant et celle de Vivace augmentant. Il en résulte souvent des mélanges allant jusqu'à six voix, qu'il faudrait plutôt interpréter comme une description de la nature dans l'Adagio et comme des structures rythmiques en mouvement dans le Vivace.
Le deuxième mouvement, un récitatif avec choral, donne aux instruments individuels l'occasion de commenter les passages choraux. La première mesure du larghetto (K.V. 452) résonne trois fois à la fin d'une ligne de choral, juste avant la fin du mouvement, une fois dans le son original de Mozart.
Le Capriccio (3e mouvement) commence par une introduction en forme de signal, suivie d'un thème dansant qui domine tout le mouvement par sa métrique variable. Il est interrompu à plusieurs reprises, une fois par une valse, plus tard par un épisode de type choral, ainsi que par une métamorphose des mesures d'introduction. Un petit point d'interrogation musical est ajouté à la conclusion présumée.
Bertold Hummel
Commande du festival Bluval de Straubing 2001